La publication des données ASPIM du troisième trimestre 2025 confirme une amélioration graduelle pour les fonds immobiliers grand public. Mais le marché reste très différencié selon les stratégies, les classes d'actifs et la qualité des portefeuilles.
Les véhicules fortement exposés aux bureaux restent particulièrement observés, car la vacance et les besoins de travaux continuent de peser sur la perception du risque.
La collecte ne revient pas partout
Les épargnants privilégient les fonds capables d'expliquer leur trajectoire : revenus, taux d'occupation, liquidité, arbitrages et diversification. Les promesses générales ne suffisent plus.
La collecte 2025 récompense les gérants lisibles plutôt que la seule catégorie SCPI.
Le bureau exige une preuve supplémentaire
Un immeuble de bureaux peut rester un bon actif s'il est bien placé, loué, sobre et adaptable. Mais les portefeuilles composés d'actifs secondaires doivent montrer comment ils traitent la vacance et l'obsolescence.
L'investisseur particulier devient plus attentif au contenu réel des patrimoines.
Une sortie de crise lente
La baisse des taux aide l'immobilier papier, mais elle ne restaure pas mécaniquement les valeurs ni la liquidité. Les fonds doivent gérer le temps long.
Le T3 2025 montre une amélioration, pas encore une normalisation complète.
Sources et repères
ASPIM - Collecte et performance des fonds immobiliers au 3e trimestre 2025