Le Baromètre des préférences salariés 2022 de JLL confirme ce que les directions immobilières constatent sur le terrain : le travail hybride est devenu le mode de travail le plus populaire parmi les salariés de bureau.

Mais le baromètre ne raconte pas la mort du bureau. Il raconte une nouvelle condition : le bureau reste central, à condition de laisser davantage de choix et de mieux répondre aux attentes concrètes des collaborateurs.

Le bureau conserve une fonction collective

Les salariés ne rejettent pas le bureau. Ils rejettent le bureau inutile. Ils attendent un lieu qui facilite la collaboration, la socialisation, l'accès aux managers et les temps collectifs qui ne fonctionnent pas aussi bien à distance.

Cette attente rejoint les conclusions du Work Trend Index de Microsoft : le retour au bureau doit être motivé par de bonnes raisons, pas seulement par une règle descendante.

La flexibilité devient un élément d'attractivité

La possibilité d'alterner les lieux de travail est devenue un facteur d'engagement. Les entreprises qui veulent faire revenir les équipes doivent donc arbitrer finement entre présence commune, autonomie et équité.

Pour l'immobilier, cela implique des espaces capables d'accueillir des pics de présence, mais aussi de donner envie de venir : confort, services, restauration, réunions efficaces, outils numériques et espaces de concentration.

Un pilotage plus fin des usages

La période 2020-2021 a obligé les entreprises à improviser. En 2022, elles doivent mesurer. Taux d'occupation, jours de présence, satisfaction, usages des salles et irritants deviennent des indicateurs de gestion.

Juin 2022 installe donc une nouvelle maturité : le bureau n'est ni abandonné ni automatique. Il devient un choix à rendre rationnel, collectif et désirable.

Sources et repères

JLL - Baromètre des préférences salariés 2022

Microsoft - Work Trend Index 2022, bonnes raisons de revenir au bureau

Cisco - Étude sur le travail hybride, avril 2022