Le 12 décembre 2024, la Banque centrale européenne abaisse ses trois taux directeurs de 25 points de base. La facilité de dépôt est ramenée à 3 % à compter du 18 décembre. Pour l'immobilier tertiaire, la trajectoire est meilleure qu'un an plus tôt, mais la reprise reste conditionnelle.

Les investisseurs retrouvent progressivement de la visibilité sur le coût du capital. Les banques peuvent rouvrir certains dossiers. Mais les actifs vacants, obsolètes ou mal pricés restent difficiles à financer.

Le taux n'est qu'une partie de l'équation

Une baisse de taux améliore les modèles financiers, mais ne supprime pas le risque locatif. Les bureaux secondaires, les commerces fragiles ou les entrepôts mal placés doivent toujours justifier leurs revenus futurs.

Les prêteurs continueront de regarder le locataire, le bail, les travaux, l'énergie et la liquidité du marché.

2025 peut débloquer des arbitrages

Si la détente monétaire se poursuit, certains vendeurs accepteront plus facilement les nouvelles valeurs et certains acheteurs reviendront sur le marché. Les transactions pourraient reprendre par poches.

Les actifs les plus solides seront les premiers concernés. Les autres devront offrir un prix suffisamment ajusté.

Une reprise plus disciplinée

Le cycle qui s'ouvre ne ressemble pas à celui des taux bas. Il favorise la qualité, la donnée, la sobriété et la sécurité des revenus.

La BCE donne de l'air. Elle ne dispense pas le tertiaire de faire son travail de sélection et de transformation.

Sources et repères

BCE - Décisions de politique monétaire du 12 décembre 2024

Banque de France - Communiqué BCE décembre 2024

Le Monde - La BCE poursuit la baisse de ses taux