2025 restera comme une année de transition pour l'immobilier tertiaire. Le choc des taux s'est atténué, la BCE a ramené puis stabilisé son taux de dépôt à 2 %, et les investisseurs ont recommencé à regarder certains dossiers.
Mais la crise d'usage n'est pas terminée. Les bureaux franciliens dépassent 6,1 millions de mètres carrés d'offre immédiate à fin septembre, et la demande reste très sélective.
Les taux ont aidé, sans tout résoudre
La détente monétaire a permis de rouvrir des financements et de réduire l'écart entre acheteurs et vendeurs. Elle n'a pas restauré les valeurs des actifs obsolètes.
Le marché a appris à distinguer coût du capital et qualité intrinsèque de l'immeuble.
La transformation devient le coeur du métier
Loi Daubié, AMI bureaux-logements, décret chaleur, BACS, climat, ZAN : les signaux de 2025 convergent vers une même idée. Le tertiaire doit mieux utiliser, piloter et transformer son parc existant.
Construire moins mais mieux recycler devient une compétence économique.
2026 commencera avec un marché plus lucide
Les bons actifs restent recherchés. Les actifs moyens devront être retravaillés. Les actifs sans usage clair devront accepter une nouvelle valeur ou une nouvelle destination.
Le tertiaire sort de 2025 plus sobre, plus prudent et plus exigeant. Ce n'est pas encore une reprise complète, mais c'est la fin de certaines illusions.
Sources et repères
ImmoStat - Résultats pour le T3 2025