Après l'adoption d'une motion de censure le 4 décembre 2024 et la démission du gouvernement Barnier, le projet de loi de finances pour 2025 n'a pas pu suivre son calendrier habituel. La loi spéciale adoptée en décembre permet d'assurer la continuité de l'Etat, mais elle ne donne pas toute la visibilité attendue par les acteurs économiques.

Pour l'immobilier tertiaire, l'incertitude budgétaire touche plusieurs dimensions : fiscalité, dépenses publiques, collectivités, aides à la rénovation, politiques du logement et confiance des investisseurs.

La continuité n'est pas la visibilité

Une loi spéciale évite le blocage administratif. Elle ne remplace pas un budget complet donnant des arbitrages clairs pour l'année. Les acteurs immobiliers peuvent continuer à travailler, mais avec des hypothèses prudentes.

Les projets dépendant d'acteurs publics ou de dispositifs fiscaux sont les plus sensibles.

Les investisseurs regardent le risque pays

La stabilité institutionnelle influence le coût du financement, l'appétit des capitaux et la capacité à arbitrer vite. Dans un marché tertiaire déjà fragile, le brouillard politique ajoute un filtre de décision.

Les dossiers les plus robustes peuvent avancer. Les autres risquent d'être reportés.

Un début 2025 sous prudence

La loi spéciale donne un cadre minimal, mais les acteurs auront besoin d'un budget complet et de règles lisibles. Les collectivités, promoteurs, investisseurs et utilisateurs continueront d'attendre des signaux.

Décembre 2024 referme donc l'année sur une amélioration monétaire, mais une incertitude politique persistante.

Sources et repères

Budget.gouv - Budget 2025 : une loi spéciale

BFMTV - La loi spéciale définitivement adoptée

LCP - Censure du gouvernement Barnier et budget 2025