Les bilans publiés fin 2022 dessinent un marché des bureaux à deux vitesses. Les volumes de transactions repartent par rapport aux années les plus perturbées par la crise sanitaire, mais la vacance et la polarisation restent fortes.

Le bureau n'est plus analysé comme une classe d'actifs homogène. Sa valeur dépend de plus en plus de la localisation, de l'énergie, de l'expérience et de la liquidité.

La reprise ne résout pas tout

Les entreprises continuent de signer des baux, mais elles cherchent des surfaces mieux adaptées. Les immeubles prime et centraux résistent mieux, tandis que les actifs secondaires doivent consentir plus d'efforts ou se repositionner.

Cette différence explique pourquoi un marché peut afficher des transactions significatives et une vacance élevée en même temps.

L'investissement change de régime

La hausse des taux enclenchée en 2022 rend les investisseurs plus prudents. Les prix doivent intégrer le coût du financement, les travaux, les risques locatifs et la trajectoire énergétique.

Les bureaux restent investissables, mais la discipline de prix revient.

2022 comme année de bascule

Décembre 2022 permet de lire l'année avec recul : le bureau a survécu au choc du télétravail, mais il n'est plus le même produit. Il doit prouver son utilité, sa sobriété et sa capacité à attirer.

Le marché de 2023 partira de cette nouvelle exigence.

Sources et repères

Europropmarket - Les chiffres clefs du marché immobilier de bureaux en 2022

DRIEAT - Marché francilien de l'immobilier de bureaux en 2022

BNP Paribas Real Estate - Investissement immobilier d'entreprise, bilan 2022