Le bilan 2021 des bureaux franciliens est meilleur qu'attendu. Meilleurtaux, à partir des chiffres ImmoStat, évoque une demande placée de 1 853 400 m², en progression de 32 % par rapport à 2020. JLL parle d'un résultat supérieur aux attentes pour le marché locatif.

Cette reprise ne ramène pas le marché à son état d'avant-crise, mais elle contredit l'idée d'un effondrement durable. Les entreprises signent à nouveau, surtout lorsqu'elles savent ce qu'elles cherchent.

La reprise ne vaut pas normalisation

Le niveau 2021 reste inférieur aux années les plus dynamiques. Surtout, la composition du marché a changé : plus de prudence, plus d'attention aux surfaces réellement utiles, plus de sélection sur la qualité des immeubles.

La reprise du volume ne signifie donc pas retour à la facilité commerciale. Les bailleurs doivent convaincre sur l'usage, pas seulement sur l'adresse.

Les actifs prime gardent l'avantage

Les utilisateurs qui déménagent cherchent souvent à améliorer leur environnement de travail. Cela favorise les immeubles récents, bien situés, efficaces énergétiquement et capables d'accueillir les nouveaux modes de présence.

Les actifs secondaires, eux, risquent de rester plus longtemps exposés à la vacance ou à la nécessité de travaux.

Un marché de reprise sélective

Janvier 2022 ouvre donc une année importante. Le marché a montré qu'il pouvait repartir. Il doit maintenant prouver que cette reprise est durable et qu'elle ne laisse pas de côté une partie croissante du parc.

La question centrale de 2022 sera moins de savoir si les bureaux existent encore que de savoir quels bureaux restent réellement désirables.

Sources et repères

JLL France - Chiffres du marché immobilier de bureaux en Île-de-France en 2021

Meilleurtaux - En 2021, la demande placée de bureaux a fait mieux que les prévisions

ImmoStat - résultats du marché francilien de bureaux 2021