Le premier trimestre 2021 confirme la faiblesse du marché francilien des bureaux. JLL évoque moins de 330 000 m² commercialisés en Île-de-France, un niveau bas qui prolonge le choc de 2020. NCT Immo situe la demande placée à 327 400 m², en recul par rapport au premier trimestre 2020.
Ce chiffre ne raconte pourtant pas un marché totalement bloqué. Il montre plutôt une reprise hésitante, dépendante de la visibilité sanitaire, de la capacité des entreprises à projeter leurs effectifs et de la clarification des politiques de télétravail.
Les utilisateurs n'ont pas disparu
Des transactions continuent d'exister, notamment sur les surfaces plus modestes ou les projets déjà mûrs. Ce qui manque, ce sont les grandes décisions rapides. Les entreprises préfèrent attendre, prolonger, renégocier ou chercher des solutions plus souples.
Le marché reste donc actif en arrière-plan. Les recherches se poursuivent, les arbitrages se préparent, mais le passage à la signature est plus long.
La reprise dépendra du retour au bureau
JLL lie explicitement les perspectives 2021 à la capacité des entreprises à reprendre une partie de leurs projets immobiliers. Tant que les équipes ne reviennent pas suffisamment sur site, il est difficile de décider d'une nouvelle surface avec confiance.
Le bureau devient ainsi dépendant d'une variable managériale : la doctrine de présence. Sans règles claires, le besoin immobilier reste flou.
Le marché teste ses nouveaux critères
Les actifs les mieux placés, les plus adaptables et les plus qualitatifs restent les mieux armés. Les immeubles secondaires devront travailler davantage leurs conditions et leur proposition d'usage.
Mai 2021 marque donc un moment d'observation. Le marché francilien n'est pas revenu à la normale, mais il commence à révéler ce que la normalité d'après-crise pourrait exiger.
Sources et repères
JLL France - Chiffres du marché de l'investissement et locatif au premier trimestre 2021
NCT Immo - Infographie du marché des bureaux en Île-de-France au T1 2021