Les résultats ImmoStat du premier trimestre 2025 confirment que le marché des bureaux franciliens ne repart pas en ligne droite. La demande placée atteint 419 200 m², en baisse de 6 % par rapport au premier trimestre 2024.

Dans le même temps, l'offre immédiate s'établit à 5 803 000 m² au 31 mars 2025, en hausse de 18 % sur un an. La reprise, si elle existe, reste donc fragile et très sélective.

Les utilisateurs gardent la main

Une offre abondante donne aux entreprises plus de choix et plus de temps. Elles peuvent comparer les localisations, négocier les conditions d'entrée, demander des travaux et refuser les immeubles qui ne correspondent pas à leur organisation hybride.

Les propriétaires doivent donc raisonner en valeur d'usage. Le bureau qui ne facilite ni le recrutement, ni le collectif, ni la maîtrise des charges devient plus difficile à défendre.

Les loyers faciaux ne disent pas tout

ImmoStat relève au premier trimestre un loyer facial moyen de 452 euros HT HC par mètre carré et par an pour les biens de seconde main, et de 439 euros pour les biens neufs ou restructurés. Ces chiffres restent des loyers affichés au bail.

Les mesures d'accompagnement, les franchises et les contributions aux travaux demeurent essentielles pour comprendre le coût réel supporté par l'utilisateur.

Le stock devient le sujet central

Le niveau de l'offre immédiate oblige à distinguer les surfaces disponibles par qualité. Certaines seront absorbées. D'autres devront être rénovées, divisées, converties ou repositionnées.

Le premier trimestre 2025 ne raconte pas un effondrement. Il raconte un marché qui ne pardonne plus l'à-peu-près.

Sources et repères

ImmoStat - Résultats pour le T1 2025

ImmoStat - Communiqué T1 2025

JLL France - Marché immobilier d'entreprise