Les chiffres ImmoStat du deuxième trimestre 2025 confirment la pression sur le marché francilien des bureaux. Au premier semestre, la demande placée atteint 768 400 m², en baisse de 12 % par rapport au premier semestre 2024. Le seul deuxième trimestre recule de 21 %.
Dans le même temps, l'offre immédiate s'établit à 5 992 000 m² au 30 juin. Le seuil symbolique des 6 millions de mètres carrés est presque atteint.
Le problème n'est pas seulement quantitatif
Un stock élevé ne signifie pas que chaque entreprise trouvera immédiatement le bon bureau. Certaines surfaces sont trop grandes, trop anciennes, mal placées ou trop coûteuses à remettre à niveau.
Le marché doit donc qualifier cette offre : ce qui peut être reloué, ce qui doit être transformé et ce qui risque de rester durablement vacant.
Les loyers faciaux résistent en apparence
ImmoStat indique un loyer facial moyen de 447 euros HT HC par mètre carré et par an, tant pour la seconde main que pour le neuf ou restructuré au deuxième trimestre. Mais les mesures d'accompagnement restent un élément majeur de la négociation.
La stabilité affichée ne doit pas masquer l'effort réel consenti pour sécuriser un locataire.
Les utilisateurs arbitrent plus lentement
L'incertitude économique et l'organisation hybride allongent les décisions. Les entreprises visitent, comparent et renégocient, mais elles signent moins vite.
Le T2 2025 rappelle que le marché des bureaux n'est pas bloqué. Il est devenu beaucoup plus exigeant sur la preuve d'utilité.