ImmoStat indique qu'au troisième trimestre 2022, le niveau moyen des mesures d'accompagnement sur les transactions locatives de bureaux de plus de 1 000 m² en Île-de-France atteint 23,8 %. Le chiffre est stable, mais il dit beaucoup du marché.

Les loyers faciaux ne suffisent pas à comprendre la réalité économique. Franchises, participations travaux et avantages commerciaux continuent de jouer un rôle important dans les signatures.

La vacance renforce la négociation

Avec plus de 4 millions de mètres carrés disponibles en Île-de-France, les locataires disposent d'arguments. Même lorsque le loyer affiché reste élevé, la négociation peut se déplacer vers les mesures d'accompagnement.

Cette mécanique protège parfois les valeurs faciales tout en ajustant le coût réel pour l'utilisateur.

Les actifs prime résistent mieux

Les immeubles centraux, récents et performants ont moins besoin de consentir des efforts importants. Les actifs secondaires, eux, doivent souvent compenser une localisation moins favorable, des travaux ou une vacance plus longue.

Les mesures d'accompagnement deviennent ainsi un indicateur de désirabilité.

Regarder le loyer économique

Pour les entreprises, la bonne comparaison n'est pas seulement le loyer facial. Il faut raisonner en loyer économique, en coût d'aménagement, en charges, en flexibilité et en qualité d'usage.

Octobre 2022 confirme que le marché des bureaux se lit dans les détails du bail autant que dans les grands volumes de transactions.

Sources et repères

ImmoStat - Mesures d'accompagnement au T3 2022

NCT Immo - Marché des bureaux IDF au S1 2022

Le Moniteur - Nouveau record du taux de vacance des bureaux franciliens