Les résultats ImmoStat du troisième trimestre 2024 confirment le déséquilibre du marché francilien des bureaux. A fin septembre, la demande placée atteint 1 278 100 m², en baisse de 9 % sur un an, tandis que l'offre immédiate s'établit à 5 244 000 m², en hausse de 13 %.

Le marché n'est pas arrêté. Des transactions se signent, des entreprises bougent et certains secteurs restent recherchés. Mais l'écart entre l'offre disponible et la demande réellement solvable continue de peser.

Les loyers faciaux ne racontent qu'une partie de l'histoire

ImmoStat relève des loyers faciaux moyens en hausse sur un an, mais ces valeurs ne tiennent pas compte des mesures d'accompagnement. Or dans un marché offert, franchises, travaux et contributions peuvent modifier fortement le coût réel pour le locataire.

Les propriétaires ont donc intérêt à raisonner en loyer économique, pas seulement en valeur affichée.

L'offre disponible doit être qualifiée

Plus de 5,2 millions de mètres carrés disponibles ne constituent pas un stock homogène. Certains immeubles sont récents, bien placés, divisibles et performants. D'autres cumulent obsolescence, mauvais accès, grands plateaux difficiles à louer et coûts de rénovation.

La vacance devient alors une question de qualité, pas seulement de volume.

Le bureau utile résiste mieux

Les utilisateurs cherchent des lieux capables d'attirer les équipes, de maîtriser les coûts et de porter une image employeur. Les actifs qui répondent clairement à ces attentes conservent une demande.

Le T3 2024 rappelle que la crise des bureaux n'est pas générale au même degré. Elle est sévère pour les produits qui ne savent plus justifier leur usage.

Sources et repères

ImmoStat - Résultats ImmoStat pour le T3 2024

ImmoStat - Communiqué T3 2024

JLL - Chiffres clés du marché francilien