A la COP29, le lancement du Conseil intergouvernemental pour les bâtiments et le climat par l'UNEP et GlobalABC confirme la montée en puissance du sujet bâtiment dans l'agenda climatique. Les bâtiments représentent une part majeure de la demande énergétique et des émissions. Les bureaux, commerces, hôtels, équipements et actifs de services sont donc directement concernés.

Pour le tertiaire, l'enjeu n'est plus seulement national. Les investisseurs, banques et grands utilisateurs comparent les trajectoires de décarbonation à l'échelle internationale.

La résilience rejoint la performance énergétique

Réduire les consommations ne suffit plus. Les bâtiments doivent aussi résister aux chaleurs, inondations, tensions énergétiques et changements d'usage. Un actif performant sur tableur mais fragile en exploitation perdra de la valeur.

Les plans de rénovation doivent donc intégrer confort, adaptation et continuité d'activité.

Les données deviennent une langue commune

Pour coopérer, financer et comparer, il faut des données fiables : consommations, émissions, matériaux, risques climatiques, travaux, trajectoire. Les actifs tertiaires qui ne savent pas documenter leur performance deviennent moins lisibles.

La CSRD, le décret tertiaire et les attentes des investisseurs convergent vers cette exigence.

Un signal de long terme pour la valeur

La COP29 ne modifie pas immédiatement les loyers, mais elle renforce les standards. Les immeubles sobres, adaptables et mesurables seront plus faciles à financer et à louer.

Les autres devront accepter que le risque climatique ne soit plus une externalité. Il entre dans le prix.

Sources et repères

UNEP - Intergovernmental Council for Buildings and Climate at COP29

GlobalABC - Buildings Breakthrough

WRI - Zero Emissions and Resilient Buildings Accelerator