Le 1er janvier 2025 marque une étape importante pour le décret BACS, acronyme de Building Automation and Control Systems. Les bâtiments tertiaires concernés doivent être équipés de systèmes d'automatisation et de contrôle lorsque leurs installations techniques dépassent certains seuils de puissance.
Le sujet paraît technique, mais il touche directement la valeur des actifs. Une gestion technique du bâtiment permet de suivre, piloter et optimiser chauffage, refroidissement, ventilation ou éclairage. Elle rend aussi les consommations plus lisibles.
La conformité rejoint l'exploitation
Jusqu'ici, beaucoup de propriétaires associaient la GTB à un équipement réservé aux grands immeubles neufs. L'échéance 2025 change cette perception : les bâtiments existants entrent dans le champ opérationnel.
Le décret ne se résume pas à installer une boîte technique. Il impose de pouvoir mesurer, enregistrer, analyser et ajuster les systèmes du bâtiment. La maintenance, les contrats d'exploitation et la qualité des données deviennent donc centraux.
Un lien direct avec le décret tertiaire
La réduction des consommations prévue par le décret tertiaire suppose de savoir où l'énergie est consommée et comment elle peut être pilotée. Sans données fiables, les objectifs restent théoriques.
La GTB devient ainsi un outil de preuve autant qu'un outil d'économie. Elle aide à documenter les actions, à détecter les dérives et à prioriser les travaux.
Les actifs mal pilotés seront pénalisés
Pour un locataire, un immeuble équipé et suivi peut offrir plus de confort, moins de gaspillage et une meilleure maîtrise des charges. Pour un investisseur, il réduit l'incertitude technique.
En 2025, la question n'est donc plus seulement de savoir si un bâtiment tertiaire est beau ou bien placé. Il faut aussi savoir s'il sait se mesurer lui-même.
Sources et repères
Légifrance - Décret n° 2023-259 du 7 avril 2023