En juillet 2021, les directions immobilières peuvent être tentées de concentrer toute leur énergie sur le retour au bureau. Pourtant, un autre chantier avance en parallèle : le décret tertiaire et la préparation des données à déclarer sur OPERAT, la plateforme de l'ADEME.

Le dispositif Éco Énergie Tertiaire impose une trajectoire de réduction des consommations d'énergie pour de nombreux bâtiments tertiaires. Les bureaux sont donc directement concernés, qu'ils soient occupés par leur propriétaire ou loués à des entreprises utilisatrices.

La donnée énergétique devient une base de gestion

Avant d'agir, il faut connaître. Surface, consommation, usage, année de référence, modulation, répartition entre propriétaire et preneur : la collecte des données devient une étape déterminante.

Cette exigence change la relation entre bailleur et locataire. L'énergie n'est plus seulement une charge payée ; elle devient un indicateur partagé qui influence la conformité et la valeur de l'actif.

Le Covid complique la lecture des consommations

Les années 2020 et 2021 sont atypiques. Les bureaux ont été sous-occupés, parfois fermés partiellement, tout en continuant à consommer pour la ventilation, la sécurité ou le maintien technique. Interpréter ces données demande donc de la prudence.

Mais cette complexité ne justifie pas l'inaction. Elle montre au contraire l'importance d'un pilotage plus fin des bâtiments.

Performance énergétique et attractivité se rejoignent

Un immeuble performant sera plus facile à défendre auprès des utilisateurs et des investisseurs. A l'inverse, un actif mal documenté ou énergivore risque de devenir plus coûteux, plus difficile à louer et plus exposé à des travaux futurs.

L'été 2021 rappelle donc que le bureau post-Covid ne sera pas seulement hybride. Il devra aussi être mesurable, sobre et capable de prouver sa trajectoire environnementale.

Sources et repères

ADEME - Plateforme OPERAT

Cerema - Dispositif Éco Énergie Tertiaire

Ministère de la Transition écologique - Éco Énergie Tertiaire