Les résultats semestriels publiés par les grandes foncières cotées en juillet 2025 rappellent une nuance essentielle : la crise du bureau n'est pas uniforme. Les portefeuilles bien situés, rénovés et activement gérés résistent mieux que les actifs secondaires.
Gecina met en avant une activité locative soutenue sur ses bureaux, tandis que Covivio souligne la robustesse de ses localisations dans les grandes métropoles européennes.
La localisation prime ne suffit plus, mais elle aide
Paris QCA, les quartiers centraux bien desservis et les immeubles de qualité conservent une capacité d'attraction. Les entreprises y trouvent un outil de marque employeur, de lien collectif et d'accès aux talents.
Mais même dans ces secteurs, la qualité d'usage et la performance environnementale restent indispensables.
Les bureaux opérés gagnent en visibilité
Les foncières développent aussi des offres plus flexibles, avec services et exploitation plus active. Cette évolution répond à des entreprises qui veulent moins de rigidité dans leurs engagements immobiliers.
Le propriétaire devient davantage gestionnaire d'expérience, pas seulement bailleur de mètres carrés.
La polarisation se confirme
Les bons actifs se louent et peuvent même capter des loyers élevés. Les immeubles mal placés ou obsolètes subissent une double peine : vacance et capex.
Le premier semestre 2025 confirme donc que le bureau n'est pas mort. Le bureau moyen, lui, est beaucoup plus vulnérable.
Sources et repères
Gecina - Résultats au 30 juin 2025