Le 1er juillet 2025, le décret sur la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur entre en application. Les bureaux, parfois oubliés dans les débats sur la pénibilité, sont directement concernés.

La hausse des températures transforme le confort d'été en sujet de prévention. Un plateau tertiaire mal ventilé peut devenir difficile à occuper, même lorsque le travail n'est pas physique.

Le bâtiment et l'organisation doivent répondre ensemble

Stores, ventilation, pilotage technique, maintenance, espaces plus frais et accès à l'eau relèvent du bâtiment. Horaires, pauses, télétravail ponctuel et adaptation des tâches relèvent de l'organisation.

La prévention efficace suppose de coordonner ces deux dimensions.

La canicule révèle les immeubles fragiles

Les bâtiments vitrés, mal protégés ou insuffisamment pilotés peuvent exposer davantage les occupants. La performance énergétique annuelle ne suffit pas à mesurer le confort en période de chaleur intense.

Les entreprises demanderont de plus en plus de preuves sur la capacité d'un site à tenir lors des épisodes extrêmes.

Un critère pour les futurs baux

La chaleur entre dans les discussions immobilières au même titre que les charges, la localisation ou le niveau de services. Elle influence la productivité, la santé et la continuité d'activité.

En 2025, un bureau performant doit aussi savoir traverser l'été.

Sources et repères

Légifrance - Décret n° 2025-482 du 27 mai 2025

Economie.gouv - Canicule, obligations de l'employeur

Le Monde - Employeurs et salariés face aux fortes chaleurs