Le 22 juin 2022, l'Insee publie l'indice des loyers des activités tertiaires du premier trimestre. L'ILAT atteint 120,73, soit une hausse annuelle de 5,10 %. Pour les bureaux et les activités tertiaires, l'indexation redevient un sujet sensible.

Après plusieurs années d'inflation faible, beaucoup d'entreprises avaient fini par considérer l'indexation comme un bruit de fond. En 2022, elle peut peser réellement sur les budgets immobiliers.

Un effet direct sur les baux

L'ILAT est couramment utilisé dans les baux de bureaux et de locaux professionnels. Lorsqu'une clause d'indexation le prévoit, la variation de l'indice peut entraîner une revalorisation du loyer.

Pour un locataire, la hausse ne se limite donc pas aux charges d'énergie ou aux travaux. Le loyer facial peut lui aussi progresser mécaniquement.

La négociation revient au premier plan

Face à une indexation forte, les discussions bailleur-preneur deviennent plus importantes. Fréquence d'indexation, plafonnement contractuel, franchise, accompagnement travaux, durée d'engagement et services inclus peuvent être remis dans l'équation économique globale.

Le sujet est particulièrement sensible pour les entreprises qui réorganisent leurs surfaces en même temps qu'elles absorbent l'inflation générale.

Un indicateur à surveiller trimestre après trimestre

L'ILAT du T1 2022 annonce une année où les directions immobilières devront suivre les indices avec plus d'attention. Le coût d'occupation ne se résume plus au loyer initial signé.

Juin 2022 rappelle ainsi une règle simple : dans un bail tertiaire, l'indexation peut transformer l'inflation macroéconomique en ligne budgétaire très concrète.

Sources et repères

Insee - ILAT du premier trimestre 2022

PAP - Indices des loyers d'activité en hausse ce trimestre

Weblex - Indice des loyers des activités tertiaires, année 2022