L'Insee publie le 23 septembre 2022 l'indice des loyers des activités tertiaires du deuxième trimestre. L'ILAT augmente de 5,32 % sur un an. En octobre, les directions financières et immobilières commencent à mesurer l'effet concret de cette progression sur leurs baux.
Pour les bureaux, l'indexation redevient un sujet de premier plan. Elle s'ajoute à la hausse des charges, de l'énergie et des coûts d'aménagement.
Vérifier l'indice et la clause
Un locataire doit d'abord lire son bail : indice retenu, périodicité de révision, date d'anniversaire, formule de calcul, éventuel plafonnement contractuel. L'ILAT ne s'applique que si la clause le prévoit.
Cette vérification simple évite de confondre les mécanismes : ILC, ILAT et IRL ne couvrent pas les mêmes situations.
Le coût d'occupation augmente par plusieurs canaux
En 2022, les entreprises subissent simultanément les charges énergétiques, l'indexation, les travaux de mise en conformité et parfois le coût d'un réaménagement hybride. Le loyer facial n'est plus le seul indicateur.
La négociation doit donc porter sur le coût global : surface réellement utile, services, charges, travaux, durée et clauses d'ajustement.
Un signal pour les renouvellements
Un ILAT au-dessus de 5 % pousse les utilisateurs à regarder plus tôt leurs échéances de bail. Certains chercheront à renégocier, d'autres à réduire ou optimiser leurs surfaces.
Octobre 2022 rappelle que l'immobilier de bureau est pleinement entré dans l'économie de l'inflation.
Sources et repères
Insee - ILAT du deuxième trimestre 2022