L'Insee publie le 24 septembre 2024 un ILAT de 136,45 pour le deuxième trimestre, en hausse de 4,45 % sur un an. Le ralentissement est net par rapport aux trimestres précédents, mais le niveau reste significatif pour les locataires de bureaux, locaux professionnels et entrepôts.
Après deux ans de forte inflation, les entreprises ne raisonnent plus seulement en loyer facial. Elles regardent l'ensemble du coût d'occupation : charges, énergie, services, travaux, flexibilité et taux d'usage réel des surfaces.
Le ralentissement ne gomme pas les hausses cumulées
Une progression moins rapide reste une progression. Pour une entreprise dont le bail a déjà été indexé fortement en 2022 et 2023, le budget immobilier reste sous tension. Les directions financières demandent donc des scénarios précis avant chaque renouvellement.
La négociation peut porter sur le lissage, les travaux, les franchises, la durée ferme ou la réduction de surface. L'indice devient un point de départ, pas la seule conversation.
Les actifs moyens sont les plus exposés
Un immeuble bien utilisé, confortable et performant peut absorber une indexation si sa valeur d'usage est claire. Un actif mal occupé, énergivore ou peu attractif supporte plus difficilement la hausse.
Les bailleurs doivent donc justifier le coût par la qualité du service immobilier rendu.
Un indicateur à intégrer à la stratégie 2025
La publication de septembre intervient au moment où les entreprises préparent leurs budgets de l'année suivante. L'ILAT doit être anticipé, clause par clause, site par site.
La période rappelle que la gestion locative n'est plus passive. Elle devient un exercice de pilotage économique et relationnel.
Sources et repères
Insee - ILAT deuxième trimestre 2024