L'Insee publie en septembre 2025 un ILAT de 137,15 pour le deuxième trimestre, en hausse de 0,51 % sur un an. L'indexation des loyers tertiaires entre dans une phase beaucoup plus modérée.

Pour les locataires, la différence est concrète : la hausse mécanique du loyer ralentit nettement par rapport aux années 2022 à 2024.

Le ralentissement ne supprime pas les hausses passées

Les loyers de base ont déjà intégré plusieurs années d'inflation. Une indexation quasi plate limite la hausse future, mais elle ne revient pas sur le niveau atteint.

Les discussions continuent donc de porter sur les charges, les travaux, les aménagements et la qualité de l'immeuble.

Les bailleurs doivent défendre plus que l'indice

Quand l'ILAT cesse de porter la croissance du revenu, la valeur locative dépend davantage de l'attractivité réelle de l'actif. Localisation, services, énergie et flexibilité prennent plus de poids.

Les immeubles moyens ne peuvent plus compter sur l'indexation pour masquer une perte d'usage.

Une opportunité de renégociation raisonnée

Le retour à une indexation faible peut apaiser certaines relations locatives. Il peut aussi ouvrir des discussions plus structurelles sur la durée, les travaux et la répartition de l'effort économique.

En septembre 2025, l'indice cesse d'être le sujet dominant. Le bail redevient un outil de stratégie.

Sources et repères

Insee - ILAT deuxième trimestre 2025

Tissot - Indice des loyers des activités tertiaires

Service Public Entreprendre - Révision des baux commerciaux et professionnels