Le 16 décembre 2022, l'Insee publie l'indice des loyers des activités tertiaires du troisième trimestre. L'ILAT atteint 124,53 et progresse de 5,88 % sur un an.
Pour les entreprises locataires de bureaux, ce niveau confirme que l'inflation s'installe dans le coût d'occupation. Les loyers indexés peuvent augmenter fortement, en plus des charges énergétiques.
Un effet mécanique mais négociable autour
Lorsque le bail prévoit une indexation sur l'ILAT, la formule s'applique selon les dates et modalités prévues. Le locataire ne peut pas ignorer la clause, mais il peut discuter l'équilibre global du bail : travaux, franchise, services, durée ou adaptation des surfaces.
La négociation se déplace donc vers le coût complet.
Les directions immobilières doivent anticiper
Une hausse proche de 6 % peut peser lourdement sur des surfaces importantes. Les budgets 2023 doivent intégrer l'indexation, les charges et les incertitudes sur l'énergie.
Les entreprises qui pilotent finement leurs mètres carrés disposent d'une marge de manoeuvre plus forte.
Un indicateur de tension
L'ILAT du T3 2022 n'est pas seulement un chiffre technique. Il reflète un environnement où l'immobilier tertiaire subit simultanément inflation, sobriété, taux et transformation des usages.
Décembre 2022 clôt ainsi une année où le bail de bureau redevient un objet stratégique.
Sources et repères
Insee - ILAT du troisième trimestre 2022
Indices Immobilier - L'ILAT enregistre un bond annuel de 5,88 %
Efi Sciences - Indice des loyers des activités tertiaires 2022