L'Insee publie en décembre 2024 un ILAT de 137,12 pour le troisième trimestre, en hausse de 3,76 % sur un an. Le ralentissement se confirme après les niveaux très élevés observés en 2023 et au début de 2024. Pour les locataires tertiaires, c'est une respiration, pas un retour à la normale.
Les hausses cumulées des derniers exercices restent intégrées dans les loyers. Les budgets 2025 doivent donc tenir compte d'un niveau de base plus élevé.
La pression change de forme
Quand l'indexation ralentit, la discussion se déplace vers les charges, les travaux, l'énergie et la qualité d'usage. Les entreprises ne regardent pas seulement le pourcentage annuel, mais le coût complet de leur implantation.
Un bail peut devenir trop lourd même si l'indice progresse moins vite.
Les bailleurs doivent préserver la relation
Dans un marché où la vacance progresse, conserver un locataire solide peut valoir davantage qu'appliquer la hausse maximale sans dialogue. Les contreparties peuvent prendre plusieurs formes : travaux, services, flexibilité ou lissage.
La relation locative devient plus partenariale lorsque l'actif doit rester compétitif.
Préparer 2025 avec les bons chiffres
L'ILAT T3 2024 sera utilisé dans de nombreux calculs de révision. Les entreprises doivent vérifier leurs clauses, dates de référence et modalités d'application.
La gestion immobilière gagne en précision. Les baux ne sont plus des documents dormants, mais des instruments de pilotage.
Sources et repères
Insee - ILAT troisième trimestre 2024