L'Insee publie le 25 mars 2025 l'ILAT du quatrième trimestre 2024. L'indice des loyers des activités tertiaires s'établit à 137,29, soit une hausse de 2,69 % sur un an. Après les fortes tensions d'indexation des années précédentes, le ralentissement est réel.
Pour les locataires de bureaux, d'activités libérales ou de certains locaux tertiaires, cette évolution donne un peu d'air. Mais elle ne revient pas sur les hausses déjà intégrées dans les loyers de base.
Le pourcentage baisse, la facture reste élevée
Une indexation de 2,69 % paraît plus acceptable que les progressions observées au pic inflationniste. Pourtant, elle s'applique sur des loyers qui ont déjà augmenté. Les charges, l'énergie, les travaux et les services s'ajoutent au loyer facial.
Les directions financières regardent donc le coût immobilier complet, pas seulement la formule d'indexation.
Les clauses de bail doivent être relues précisément
La date de référence, l'indice applicable, la périodicité de révision et les éventuels plafonnements peuvent modifier fortement le résultat. Deux baux proches en apparence peuvent produire des effets très différents.
En 2025, la bonne gestion immobilière passe par une lecture juridique et économique du bail, pas par une simple application mécanique de l'indice.
Le ralentissement ouvre la discussion
Dans les marchés où la vacance progresse, certains bailleurs préfèrent préserver une relation locative solide plutôt que défendre chaque euro d'indexation. Les discussions peuvent porter sur des travaux, un lissage, des services ou une prolongation de bail.
L'ILAT ralentit. La négociation, elle, devient plus qualitative.
Sources et repères
Insee - ILAT quatrième trimestre 2024