À la fin 2021, le marché européen de l'investissement immobilier d'entreprise retrouve de l'élan, mais la France apparaît plus prudente. BNP Paribas Real Estate souligne que les incertitudes liées au contexte sanitaire ont pesé sur les volumes français, malgré une résistance antérieure du marché.
Cette prudence ne signifie pas un désintérêt pour l'immobilier. Elle traduit plutôt un tri plus sévère entre les actifs et les stratégies. Les investisseurs veulent comprendre quels immeubles resteront désirables dans un monde de travail hybride.
Le bureau n'est plus acheté par habitude
Un actif de bureaux doit désormais répondre à davantage de questions : localisation, qualité technique, performance énergétique, durée des baux, solidité des locataires, flexibilité des plateaux et capacité à attirer les salariés.
Le rendement seul ne suffit plus. Il doit être lu à la lumière d'un risque d'usage plus complexe.
Les autres classes d'actifs montent dans les arbitrages
La logistique, la santé, le résidentiel géré ou certains actifs alternatifs bénéficient d'une lecture plus favorable. Ils offrent des récits de demande parfois plus lisibles que le bureau traditionnel.
Le bureau conserve une place importante, mais il doit défendre sa part dans des portefeuilles plus diversifiés.
La reprise sera qualitative
Le marché français peut rebondir, mais probablement de façon sélective. Les actifs prime et responsables seront mieux armés que les bâtiments secondaires, énergivores ou difficiles à adapter.
Novembre 2021 confirme que l'investissement tertiaire est entré dans un âge plus exigeant.
Sources et repères
BNP Paribas Real Estate - L'immobilier d'entreprise en France en 2021
Cushman & Wakefield - Marketbeat Investissement France T3 2021