Le troisième trimestre 2024 apporte un peu de mouvement à l'investissement immobilier d'entreprise : ImmoStat recense 3,1 milliards d'euros investis en France sur le trimestre, en hausse de 38 % par rapport au T3 2023. Mais le cumul depuis le début de l'année reste en baisse de 18 %.
Le marché n'est donc pas reparti. Il teste ses nouveaux prix. Le prix moyen des bureaux achetés en Ile-de-France au troisième trimestre recule de 15 % sur un an, signe que le repricing continue.
La liquidité revient quand le prix devient crédible
Les transactions se débloquent lorsque vendeurs et acheteurs acceptent une nouvelle lecture du risque. Les actifs avec revenus sécurisés, peu de travaux et bonne localisation restent négociables. Les actifs secondaires doivent intégrer une décote plus forte.
Cette phase peut sembler lente, mais elle est nécessaire pour reconstituer des références de marché.
Les taux ne résolvent pas tout
La BCE a commencé à baisser ses taux, mais le financement reste plus coûteux qu'avant 2022. Les acquéreurs continuent de demander un rendement cohérent avec la dette, les capex et l'incertitude locative.
Le retour des capitaux dépendra donc autant des prix que du climat monétaire.
Un marché d'arbitrage, pas d'euphorie
Le T3 2024 montre que les investisseurs sont présents, mais sélectifs. Ils veulent acheter une histoire lisible : revenu, usage, transformation possible ou rareté réelle.
Le repricing n'est pas seulement une baisse. C'est une remise en ordre des valeurs autour de la qualité effective des actifs.
Sources et repères
ImmoStat - Résultats ImmoStat pour le T3 2024