Janvier 2023 est marqué par une vague de licenciements dans la tech. Microsoft annonce 10 000 suppressions de postes, Alphabet 12 000, dans un contexte de ralentissement économique et de recentrage stratégique.

Le sujet est d'abord social et industriel. Mais il a aussi une conséquence immobilière : la tech, qui a longtemps porté la demande de bureaux dans de nombreux marchés, devient plus prudente.

Moins d'effectifs, moins de mètres carrés ?

La relation n'est pas automatique. Une entreprise peut réduire ses effectifs sans libérer immédiatement ses bureaux, selon ses baux, ses projets et sa stratégie. Mais la combinaison licenciements + travail hybride pousse à réexaminer les besoins.

Les surfaces d'expansion deviennent moins urgentes, les sous-locations plus probables et les renouvellements plus discutés.

La demande qualitative reste présente

Les entreprises technologiques ne disparaissent pas du marché. Elles continuent de rechercher des bureaux capables d'attirer les talents, de soutenir la collaboration et de porter leur marque employeur.

Mais elles peuvent être plus exigeantes sur le prix, la flexibilité et la capacité à ajuster rapidement les surfaces.

Un avertissement pour les marchés dépendants de la tech

Les villes ou quartiers fortement exposés à la demande technologique doivent surveiller ce retournement. Les actifs les plus génériques risquent de souffrir davantage.

Janvier 2023 rappelle que le bureau post-Covid dépend autant du cycle économique que des nouvelles façons de travailler.

Sources et repères

Numerama - Microsoft renvoie 10 000 personnes

L'Agefi - Alphabet va licencier 12 000 salariés

GeekWire - Tech office leases slow as real estate braces for impact of layoffs