Au premier trimestre 2025, la demande placée d'entrepôts logistiques de plus de 5 000 m² atteint 797 900 m² en France selon ImmoStat, dont 588 400 m² en régions et 209 500 m² en Ile-de-France. Le recul national est limité à 2 % par rapport au premier trimestre 2024.

Le marché tient donc mieux que d'autres segments tertiaires. Mais il ne fonctionne plus sur l'idée que toute surface logistique se louera facilement.

Les utilisateurs arbitrent plus finement

Les entreprises logistiques et industrielles surveillent leurs coûts immobiliers, énergétiques et salariaux. Elles cherchent des sites bien connectés, capables d'absorber l'évolution des flux, mais refusent les implantations qui fragilisent leur exploitation.

La disponibilité immédiate peut attirer, mais elle ne suffit pas si l'entrepôt est mal situé ou techniquement insuffisant.

L'Ile-de-France reste stratégique

Le volume francilien du trimestre rappelle l'importance du bassin de consommation parisien. Livrer près des clients reste un avantage, malgré la rareté du foncier et les contraintes d'acceptabilité.

La logistique urbaine et périurbaine doit cependant composer avec la sobriété foncière, les nuisances, les accès et la concurrence d'autres usages.

Une classe d'actifs moins automatique

La logistique conserve des fondamentaux solides : e-commerce, distribution alimentaire, réindustrialisation, circuits courts et besoin de résilience. Mais les investisseurs exigent désormais une démonstration plus précise de la demande future.

Le T1 2025 montre un marché résistant, pas euphorique. Les bons entrepôts restent recherchés ; les autres doivent prouver leur utilité.

Sources et repères

ImmoStat - Résultats pour le T1 2025

CBRE France - ImmoStat T1 2025, immobilier logistique

JLL France - Marché des locaux d'activités en Ile-de-France T1 2025