Le deuxième trimestre 2022 montre que la logistique n'échappe pas à l'incertitude. Après un début d'année robuste, la demande placée ralentit, notamment en régions, selon les indicateurs relayés par Le Moniteur.
Ce repli ne remet pas en cause les fondamentaux du segment. Il signale plutôt une prudence nouvelle des utilisateurs face au climat économique, géopolitique et financier.
Les chaînes d'approvisionnement restent sous tension
La guerre en Ukraine, la hausse des coûts énergétiques, les délais de construction et l'inflation compliquent les décisions immobilières. Les entreprises veulent sécuriser leurs flux, mais elles arbitrent plus lentement les grands engagements.
Les entrepôts restent indispensables, mais les projets doivent désormais intégrer davantage de scénarios.
La rareté foncière demeure
Le ralentissement de la demande placée ne signifie pas abondance d'offre. Les bons sites logistiques, proches des axes, des bassins de consommation et de la main-d'oeuvre, restent rares. Les contraintes environnementales et d'acceptabilité territoriale limitent aussi la production neuve.
La logistique conserve donc une valeur structurelle, même quand le rythme des signatures varie.
Un actif refuge plus exigeant
Juillet 2022 rappelle que la logistique n'est pas un marché automatique. Elle bénéficie de tendances fortes, mais elle doit composer avec les coûts, le foncier, l'énergie et les délais.
Pour les investisseurs, la prudence ne porte pas sur l'utilité de l'entrepôt. Elle porte sur le prix, l'emplacement et la capacité du site à rester exploitable dans un monde plus contraint.
Sources et repères
Le Moniteur - Immobilier logistique : la demande placée recule, surtout en régions