La logistique reste l'une des classes d'actifs les plus surveillées, mais le deuxième trimestre 2025 marque un net coup de frein. ImmoStat recense 618 900 m² de demande placée d'entrepôts logistiques de plus de 5 000 m², en baisse de 38 % par rapport au deuxième trimestre 2024.
Sur le premier semestre, le volume national atteint 1 527 600 m², en baisse de 17 %.
La demande reste là, mais les décisions prennent plus de temps
Les utilisateurs logistiques doivent composer avec des coûts d'exploitation élevés, des arbitrages de stocks et des incertitudes de consommation. Ils ne signent plus par réflexe de croissance.
Les projets doivent démontrer leur utilité opérationnelle : accès, main-d'oeuvre, énergie, mécanisation et proximité des clients.
Les régions portent encore l'essentiel du volume
Au premier semestre, 1 145 000 m² sont placés en régions contre 382 600 m² en Ile-de-France. La logistique reste un marché national, structuré par les grands corridors et les bassins de consommation.
Mais la rareté du foncier et les contraintes environnementales limitent les solutions simples.
La sélectivité remplace l'euphorie
Les meilleurs sites restent recherchés. Les actifs secondaires, moins bien connectés ou moins performants, doivent accepter des conditions plus réalistes.
Le T2 2025 ne remet pas en cause le rôle stratégique des entrepôts. Il rappelle que la logistique aussi connaît des cycles.
Sources et repères
ImmoStat - Résultats pour le T2 2025