A fin septembre 2024, ImmoStat recense 2 131 300 m² de demande placée pour les entrepôts logistiques de plus de 5 000 m² en France, soit une baisse de 27 % par rapport au même cumul de 2023. Le troisième trimestre seul recule fortement, à 512 100 m².
La logistique reste essentielle à l'économie, mais le marché ne fonctionne plus sur l'urgence post-Covid. Les utilisateurs optimisent leurs stocks, contrôlent leurs coûts et arbitrent plus finement les implantations.
La demande devient plus industrielle
Un entrepôt doit prouver sa valeur opérationnelle : accès, main-d'oeuvre, énergie, automatisation, proximité des clients, autorisations et capacité à absorber les flux. Les bâtiments moins performants ne bénéficient plus d'un appétit automatique.
Cette sélection est saine. Elle distingue les infrastructures réellement utiles des produits seulement portés par la rareté foncière.
Le foncier reste rare, mais le risque augmente
La rareté des terrains bien placés protège certains actifs. Mais elle ne suffit pas si les loyers deviennent trop élevés ou si les travaux nécessaires sont lourds. Les investisseurs regardent davantage la soutenabilité des revenus.
Le coût de financement renforce cette prudence.
Une normalisation plutôt qu'une rupture
Le T3 2024 ne signe pas la fin de la logistique. Il marque la fin d'un cycle où presque tout semblait absorbable.
Les meilleurs sites resteront demandés. Les autres devront se repositionner, parfois autour de locaux d'activité plus mixtes, de logistique urbaine ou de fonctions industrielles locales.