Le MAPIC 2024 place le commerce face à une équation plus complexe que celle des années d'expansion pure. Les enseignes veulent du flux, les bailleurs veulent sécuriser leurs revenus, les villes veulent des lieux utiles, et les consommateurs arbitrent sous contrainte de pouvoir d'achat. Le commerce physique n'est pas condamné, mais il doit prouver sa fonction.
Retail parks, centres commerciaux, pieds d'immeuble, gares, loisirs, restauration et services ne répondent pas aux mêmes logiques. La croissance devient plus qualitative que quantitative.
L'expérience ne suffit pas sans utilité
Le mot expérience est partout, mais il peut devenir creux. Un lieu commercial fonctionne lorsqu'il simplifie la vie, crée une destination ou répond à un besoin régulier. L'animation seule ne compense pas un mauvais accès, un mauvais mix ou des loyers trop élevés.
Les meilleurs actifs combinent achats, restauration, loisirs, services, santé, sport et proximité.
Les enseignes demandent des loyers soutenables
L'inflation, les coûts salariaux et l'énergie rendent les comptes d'exploitation plus sensibles. Les enseignes regardent le loyer comme une variable parmi d'autres : charges, travaux, marketing, accessibilité et potentiel de chiffre d'affaires.
Les bailleurs doivent donc construire des partenariats plus fins, avec une lecture réaliste du risque locatif.
Le commerce rejoint la fabrique de la ville
Les lieux commerciaux les plus résilients sont ceux qui s'inscrivent dans un quartier vivant. Ils bénéficient des habitants, salariés, touristes et usagers de passage.
Le MAPIC 2024 rappelle que l'immobilier commercial ne peut plus être pensé comme une boîte isolée. Il doit participer à un écosystème d'usages.
Sources et repères
MAPIC - 2024: The New Retail Equation