Le MIPIM 2025 se tient à Cannes du 11 au 14 mars dans un climat très différent de celui des années d'argent abondant. Les taux baissent, les investisseurs reparlent d'acquisitions, mais les bureaux ne peuvent plus être présentés comme un actif évident.
La crise post-Covid, le télétravail, la vacance et les exigences environnementales ont installé une nouvelle règle : le capital revient seulement lorsqu'il comprend l'usage futur de l'immeuble.
La reprise ne sera pas horizontale
Les capitaux ne reviennent pas sur tout le marché en même temps. Les actifs prime, les plateformes logistiques bien situées, les lieux de santé, certains commerces utiles et les opérations mixtes lisibles attirent davantage.
Les bureaux obsolètes, eux, doivent être transformés, fortement décotés ou sortis de leur catégorie initiale. Le MIPIM n'efface pas cette hiérarchie, il la rend visible.
Les territoires vendent plus qu'un immeuble
Les collectivités et aménageurs présents à Cannes ne présentent plus seulement des mètres carrés. Ils vendent une trajectoire : mobilité, énergie, logements, emplois, acceptabilité et sobriété foncière.
Un projet tertiaire convaincant doit désormais démontrer sa contribution au quartier, pas seulement son rendement financier.
Le bureau devient un actif de transformation
Le grand sujet de 2025 n'est pas de savoir si le bureau disparaît. Il ne disparaît pas. Il change de format, de localisation et de niveau d'exigence.
Le MIPIM 2025 marque une étape : le marché peut parler de reprise, mais seulement s'il accepte de parler aussi de vacance, de reconversion et de prix réels.
Sources et repères
MIPIM - Programme conférence 2025