La DRIEAT Île-de-France publie une étude 2022 consacrée à la performance énergétique des bureaux anciens, c'est-à-dire livrés avant 2014. Le sujet est majeur : l'essentiel du parc tertiaire de demain existe déjà.

La RE2020 transforme le neuf, mais la trajectoire climatique des bureaux dépendra surtout de la rénovation, du pilotage et de l'adaptation des actifs existants.

Le parc ancien porte le risque d'obsolescence

Les immeubles anciens peuvent cumuler plusieurs fragilités : enveloppe peu performante, systèmes techniques vieillissants, inconfort d'été, charges élevées, difficultés d'adaptation au travail hybride.

Ces fragilités ne sont pas seulement environnementales. Elles deviennent économiques lorsque les utilisateurs comparent les immeubles et que les charges augmentent.

Le décret tertiaire rend le sujet mesurable

Avec Éco Énergie Tertiaire, les propriétaires et occupants doivent suivre une trajectoire de réduction des consommations. La donnée énergétique devient donc un outil de gestion patrimoniale.

Un actif qui ne documente pas ses consommations, ses travaux et ses progrès aura plus de mal à convaincre locataires, investisseurs et financeurs.

Rénover, mais aussi exploiter

Tous les immeubles ne peuvent pas être transformés par de grands travaux immédiats. Mais beaucoup peuvent déjà progresser par le pilotage : régulation, maintenance, horaires, occupation réelle, sensibilisation, suivi des dérives.

Août 2022 rappelle que la rénovation énergétique des bureaux n'est plus un supplément vert. C'est une condition de maintien en marché.

Sources et repères

DRIEAT - Performance énergétique des bureaux en Île-de-France, les bureaux anciens

DRIEAT - Rapport 2022 sur les bureaux livrés avant 2014

Ministère de la Transition écologique - Éco Énergie Tertiaire