Le 6 octobre 2022, le gouvernement présente son plan national de sobriété énergétique. L'objectif est explicite : réduire de 10 % la consommation d'énergie en deux ans par rapport à 2019. Les bureaux sont directement concernés.

Après plusieurs mois de hausse des prix et de tensions sur l'approvisionnement, la sobriété devient une consigne d'exploitation. Elle ne relève plus seulement des directions RSE ou des travaux de rénovation.

Le chauffage devient un sujet managérial

La température des locaux, les horaires de fonctionnement, l'occupation réelle et l'usage des équipements deviennent des décisions visibles. Une consigne à 19 degrés, par exemple, demande d'être expliquée, suivie et adaptée aux situations particulières.

Le bureau entre dans une période où confort, santé, sobriété et acceptabilité doivent être arbitrés ensemble.

L'occupation hybride peut aider ou compliquer

Le travail hybride peut réduire certaines consommations si les plateaux sont réellement regroupés ou fermés certains jours. Mais il peut aussi maintenir des consommations élevées si l'immeuble reste exploité comme s'il était plein.

La sobriété impose donc une connaissance fine des présences, des zones occupées et des équipements nécessaires.

Une compétence d'exploitation durable

Octobre 2022 marque le passage d'une sobriété d'urgence à une compétence immobilière. Les entreprises qui savent mesurer, expliquer et ajuster leurs usages seront mieux armées pour l'hiver et pour le décret tertiaire.

Le bureau sobre n'est pas un bureau dégradé. C'est un bureau mieux piloté.

Sources et repères

Direction générale des Entreprises - Présentation du plan de sobriété énergétique

DRIEAT Île-de-France - Le plan national de sobriété énergétique

Immobilier de l'État - Dossier de presse du plan de sobriété énergétique