La rentrée 2021 oblige les entreprises à tenir ensemble deux préoccupations qui ont parfois été séparées : faire revenir les salariés dans de bonnes conditions et préparer la trajectoire environnementale des bâtiments. Le bureau doit être à la fois confortable, sain, attractif et plus sobre.

Le décret tertiaire et la plateforme OPERAT donnent un cadre réglementaire à la performance énergétique. Les enquêtes salariés rappellent de leur côté que le retour au bureau dépend aussi de la qualité d'expérience : air, lumière, bruit, services, espaces adaptés.

Le confort n'est plus un supplément

Après dix-huit mois de télétravail, les salariés comparent le bureau à d'autres lieux de travail. Un espace mal ventilé, bruyant ou inconfortable aura du mal à justifier le déplacement.

La qualité d'usage devient donc un levier d'attractivité autant qu'un sujet de santé au travail.

La sobriété doit être pilotée

La réduction des consommations ne se décrète pas depuis un tableur. Elle demande de la donnée, des réglages, des travaux, une coopération entre bailleur et preneur, et une compréhension fine des usages réels.

Le travail hybride complique et enrichit cette démarche. Des bureaux moins occupés peuvent consommer moins, mais pas automatiquement. Ventilation, chauffage, climatisation et équipements doivent être pilotés en fonction des présences.

Un même sujet : la qualité de l'actif

Confort et performance énergétique ne sont pas deux agendas opposés. Ils participent à la même question : un immeuble de bureaux reste-t-il désirable et utile dans le monde post-Covid ?

Août 2021 montre que la RSE immobilière ne se limitera pas au reporting. Elle deviendra un argument de recrutement, de fidélisation et de valeur patrimoniale.

Sources et repères

ADEME - Plateforme OPERAT

Ministère de la Transition écologique - Éco Énergie Tertiaire

JLL France - Baromètre sur les nouvelles préférences de travail des salariés