Au premier semestre 2025, l'ASPIM et l'IEIF recensent près de 1,5 milliard d'euros de collecte nette pour les fonds immobiliers grand public. Après une année 2024 difficile, le signal est meilleur.

Cette amélioration ne doit pas être lue comme un retour uniforme de la confiance. Elle traduit plutôt une reprise sélective, orientée vers les véhicules dont la stratégie paraît lisible.

Les épargnants demandent plus de transparence

Les questions posées aux sociétés de gestion sont désormais très concrètes : combien de retraits en attente, quels actifs à vendre, quels travaux à financer, quels locataires à renouveler ?

La communication commerciale ne suffit plus. Le marché attend des données de gestion.

Le bureau reste surveillé

Les fonds exposés aux bureaux doivent expliquer pourquoi leurs actifs résisteront mieux que le marché moyen : localisation, qualité technique, durée des baux, niveau de vacance et potentiel de transformation.

Le bureau n'est pas exclu, mais il doit prouver sa valeur d'usage.

Une reprise de l'épargne immobilière plus mature

La baisse progressive des taux peut rendre l'immobilier à nouveau attractif par comparaison. Mais les investisseurs particuliers ont intégré que le rendement s'accompagne de risques de liquidité et de valeur.

Le premier semestre 2025 marque donc une amélioration, pas une amnésie.

Sources et repères

ASPIM - Collecte et performance des fonds immobiliers grand public au premier semestre 2025

IEIF - Etudes SCPI

AMF - SCPI, points d'attention