Le premier trimestre 2022 confirme l'appétit des épargnants pour la pierre papier. Selon l'ASPIM, les fonds immobiliers grand public poursuivent leur dynamique, et les SCPI continuent de collecter dans un contexte de taux encore bas mais déjà plus incertain.
Cette collecte dit quelque chose du bureau. Malgré les interrogations sur le télétravail et la vacance, les immeubles tertiaires restent une composante majeure des patrimoines SCPI.
Le bureau n'est pas sorti des portefeuilles
Les investisseurs particuliers peuvent avoir l'impression que le bureau est fragilisé par la crise sanitaire. C'est vrai pour certains actifs, mais pas pour toute la classe d'actifs. Les SCPI conservent des immeubles loués à des entreprises, souvent avec des baux longs et des locataires diversifiés.
Le débat n'est donc pas bureau contre télétravail. Il porte plutôt sur la qualité des actifs : localisation, durée locative, performance énergétique, capacité de relocation et niveau de loyer.
La diversification devient plus importante
En 2022, les SCPI diversifient davantage leurs allocations : santé, logistique, commerces de proximité, résidentiel géré, Europe. Cette diversification ne signifie pas l'abandon des bureaux, mais une gestion plus prudente du risque.
Pour les sociétés de gestion, l'enjeu est de sélectionner les bureaux capables de rester liquides et louables dans un monde hybride.
Un signal pour le marché tertiaire
La collecte SCPI soutient indirectement l'investissement en immobilier d'entreprise. Elle montre que l'épargne longue continue de chercher du rendement immobilier, même lorsque les usages changent.
Mai 2022 rappelle ainsi que le bureau n'a pas disparu de la stratégie des investisseurs. Il est simplement jugé plus sévèrement.
Sources et repères
ASPIM - Statistiques des fonds immobiliers grand public au 1er trimestre 2022