Les chiffres du premier trimestre 2025 publiés par l'ASPIM et l'IEIF montrent une amélioration de la collecte des fonds immobiliers grand public. La collecte nette des grandes catégories de fonds accessibles au public atteint près de 700 millions d'euros sur le trimestre.
Ce redressement est un signal positif après deux années difficiles, mais il ne marque pas un retour à l'insouciance. L'épargnant regarde désormais de plus près la composition des patrimoines.
Le rendement ne suffit plus
Une SCPI peut afficher un rendement attractif tout en portant un risque de liquidité, de vacance ou de travaux. Les investisseurs particuliers ont appris, parfois brutalement, que le prix des parts pouvait baisser.
Les fonds exposés aux bureaux doivent particulièrement expliquer la qualité de leurs immeubles, la durée des baux et le coût de mise à niveau énergétique.
Les stratégies se différencient
Certaines sociétés de gestion privilégient la diversification européenne, d'autres la santé, la logistique, le commerce utile ou les actifs prime. Les bureaux restent investissables, mais seulement lorsqu'ils présentent une trajectoire claire.
La collecte 2025 récompense donc moins une classe d'actifs qu'une capacité de gestion.
La confiance reviendra par les preuves
Pour restaurer l'appétit des épargnants, les gérants devront publier des données lisibles : taux d'occupation, reports de demandes de retrait, plans de travaux, arbitrages et niveaux de valorisation.
La SCPI n'a pas disparu du paysage immobilier. Elle revient avec un investisseur plus attentif.
Sources et repères
ASPIM - Cahier des fonds immobiliers grand public au 1er trimestre 2025