Début septembre 2021, les enquêtes sur le télétravail confirment une tendance installée : les salariés qui l'ont pratiqué veulent majoritairement continuer. Mais ce plébiscite est assorti de nombreux bémols. Charge de travail, isolement, droit à la déconnexion, frais, équipement, management à distance : l'hybride ne peut pas rester un bricolage.
L'article du Monde sur l'enquête Ugict-CGT rappelle que le télétravail est devenu un objet social à part entière. Il n'est plus seulement une question d'outil numérique ou de confort individuel.
Le télétravail doit être protégé contre ses propres excès
Le principal risque est de confondre autonomie et disponibilité permanente. Lorsque le domicile devient le bureau, les horaires se dilatent, les sollicitations s'accumulent et la coupure devient plus difficile.
Les accords de télétravail doivent donc traiter la charge, les plages de disponibilité, les temps de pause, les réunions et le droit à la déconnexion. Sinon, le modèle hybride peut produire de la fatigue plutôt que de la liberté.
Le bureau garde un rôle de régulation
Le retour partiel au bureau peut aider à rétablir des repères : séparation des temps, socialisation, apprentissage informel, résolution des malentendus. Mais il doit être organisé pour cela.
Un bureau qui reproduit à distance des réunions en visioconférence n'apporte pas cette régulation. Il doit redevenir un lieu de coopération réelle.
Un compromis à construire
Septembre 2021 enterre l'idée d'un simple retour arrière. Les salariés ont goûté à la flexibilité et souhaitent la conserver. Mais ils demandent aussi que cette flexibilité soit encadrée.
Pour l'immobilier tertiaire, cela confirme que le bureau reste utile, mais seulement s'il complète intelligemment le travail à distance.
Sources et repères
Le Monde - Télétravail : un plébiscite des salariés assorti de nombreux bémols