JLL observe fin septembre 2021 une offre immédiate proche de 4 millions de mètres carrés en Île-de-France, avec un taux de vacance autour de 7,3 %. La stabilisation est une bonne nouvelle après la hausse brutale des trimestres précédents, mais elle ne résout pas la question des actifs secondaires.

La vacance n'est pas seulement un volume. Elle a une géographie, une qualité, une durée et une cause. Un immeuble neuf vide quelques mois n'a pas le même problème qu'un bureau ancien, mal placé et peu compatible avec les attentes post-Covid.

Le marché prime résiste mieux

Les utilisateurs qui signent privilégient souvent les actifs centraux, bien desservis, performants et capables de soutenir le retour des collaborateurs. Cette préférence protège les meilleurs immeubles et fragilise les autres.

Le risque est de voir se constituer une vacance durable dans les bâtiments qui n'offrent ni prix suffisamment attractif, ni qualité d'usage suffisante, ni possibilité simple de transformation.

La seconde main doit se réinventer

Le parc de seconde main ne peut pas se contenter d'attendre la reprise. Il doit travailler ses atouts : rénovation, services, flexibilité, performance énergétique, divisibilité, capacité à accueillir de nouveaux usages.

Sans cela, la reprise globale du marché peut masquer une obsolescence progressive d'une partie du stock.

La vacance devient un sujet stratégique

Pour les bailleurs, la question n'est plus seulement de retrouver un locataire. Il faut comprendre pourquoi un utilisateur choisirait cet immeuble plutôt qu'un autre, dans un monde où la présence au bureau est moins automatique.

Octobre 2021 confirme que la vacance est devenue un indicateur de qualité d'usage, pas seulement de conjoncture.

Sources et repères

JLL France - Marché immobilier de bureaux en Île-de-France au T3 2021

Batiweb - Le marché des bureaux loin d'avoir retrouvé ses niveaux d'avant-crise

ImmoStat - Résultats du T3 2021