Accéder à ses outils sans ressaisir un mot de passe promet un quotidien plus simple. Pour une personne qui alterne domicile, siège et bureaux partagés, l’intérêt dépend pourtant de toute une série de situations : quel appareil utilise-t-elle, que se passe-t-il lorsqu’il change, et qui peut l’aider ?
Le repère de l’époque
Le 26 février 2025, la FIDO Alliance publie une étude sur les déploiements de passkeys pour les connexions des salariés aux États-Unis et au Royaume-Uni. Elle décrit différents choix techniques et l’importance de l’accompagnement. Cette enquête sectorielle ne mesure pas l’adoption en France et ne permet pas d’annoncer que toutes les entreprises ont abandonné les mots de passe.
Lire la source : FIDO Alliance — état des déploiements de passkeys en entreprise aux États-Unis et au Royaume-Uni ↗Un parcours d’entrée a aussi besoin d’un parcours de récupération
Le moment où tout fonctionne n’est qu’une partie de l’expérience. L’organisation doit préparer la perte d’un appareil, son remplacement et l’arrivée d’un nouveau salarié. Le support doit pouvoir aider sans improviser une procédure qui fragilise le dispositif choisi. Une expérimentation utile comprendrait donc ces situations, en plus de la connexion quotidienne. Les personnes concernées devraient savoir à quel moment elles peuvent utiliser un autre moyen et comment obtenir de l’aide. Une sécurité incompréhensible au premier incident risque de provoquer des contournements ou de bloquer simplement le travail.
Le poste partagé demande un examen particulier
Imaginons un salarié qui utilise ponctuellement une salle équipée d’un ordinateur commun. L’accès à ses documents doit rester compatible avec la politique de son entreprise et avec l’effacement de sa session après usage. Le dispositif le plus agréable sur son portable personnel peut nécessiter un parcours différent sur ce poste. Le gestionnaire du lieu n’a pas à recevoir ses secrets de connexion pour le dépanner. Une séparation claire entre l’équipement fourni par l’espace et l’identité gérée par l’employeur aide à déterminer qui intervient, et jusqu’où, lorsqu’un utilisateur rencontre une difficulté.
Ne pas confondre accès numérique et accès au bâtiment
Les passkeys concernent ici l’authentification aux services numériques ; le badge mobile traite l’entrée dans des espaces physiques. Les deux sujets peuvent partager un téléphone et une réflexion sur l’identité, mais ils ne constituent pas un même droit d’accès. Pour l’entreprise flexible, il est utile de les coordonner lors de l’arrivée et du départ d’une personne tout en conservant des responsabilités précises. Le repère de 2025 montre ainsi une évolution moins spectaculaire qu’un nouvel écran de visio, mais tout aussi structurante : le travail à plusieurs lieux suppose de pouvoir retrouver ses outils sans perdre la maîtrise de son identité.
Source & méthode
FIDO Alliance — état des déploiements de passkeys en entreprise aux États-Unis et au Royaume-Uni — publication du 26 février 2025. Consulté le 4 septembre 2026.
Le repère factuel s’appuie sur cette source primaire. Les autres sections proposent l’analyse de Tertio et des situations illustratives. Les annonces des fournisseurs ne constituent pas des tests indépendants.